Usine pétrochimique, Minamata
1950 et avant, après, au tout intoxique
Avec le mercure, tout fut fichu, voilà
Maladies induites
Pas qu'au Japon, qu'il y a des fuites
Pour le respirer ou pour le manger
De toute une industrie docile
Contre le genre humain, des missiles
De ma poésie techno-industrielle ductile
Car, produire pour produire
Et à n'en plus pouvoir en finir
Rodomontades crapoteuses
Discours logique du capital, fielleux
De toute une morgue avec peu de contre-feux
Tout ce qui touche au capital est hideux
Comme en France, toute une sarabande
Trois-quarts des sols français agricoles, qui scandent
Par des microplastiques sont contaminés
Comme un aède de bien désespéré
Avec de plus en plus
Cause du décès ?
Malbouffe qui nous étouffe
Industrialisée et à moindre coût
Au restaurant, chez soi, même souffle
Formation du goût au dégueulasse
Tout sucré, tout salé, même mélasse
Quinze additifs pour un seul faux cordon bleu
Dioxyde de titane, nanoparticules de plastique
Viande agglomérée et remplie d'eau
Tout y étant en porte-à-faux !
Donc, faut-il le répéter ?
Au tout dégueulasse
Au tout schlass
Quand tout est relié et interconnecté
Tout y étant, comme cela, organisé
Enfants et personnes âgées, du maltraité
De toute une déshumanisation généralisée
Quand directement
Quand indirectement
Nos sangs y circulant
Tous et toutes, plus ou moins, y participant
Certes, et heureusement
Des résistantes et des résistants
Contre ce monde effarant
Mais cela n'est pas suffisant
En tous domaines et un peu partout
Mais pour folles et fous, encore, passant
Que du progrès technologique
Mais peu au niveau psychologique
Et en théorique symbolique
Pour du calcul hypercomplexe, l'ordinateur quantique
Trois minutes et vingt secondes
Pendant que l'ordinateur classique
Dix mille ans
Secrets des codes inviolables en quantique
Friture sur la ligne du vidé de soi-même
Et souvent, je me suis vidé de moi-même
De mes ignorances qui me font tant de peine !
Et avec tous les films
Et avec tous les documentaires
Sur les nombreuses chaînes de télévision
Ou de la radio, toute une vie entière
H24, tout son temps cela pourrait bouffer
L'on y perdrait l'usage de la parole et des jambes
Avec surtout le temps pour ne pas tout regarder
Ou de tout écouter
Comme si tout s'y était solidifié
Riz gluant, liant mortier
Muraille de Chine informationnelle
De messager en messager
Trois heures pour mille kilomètres
De la poste et sa lettre ancêtre
Maintenant, en France, un chauffeur routier
Sur cinq, conduit une camionnette en surcharge
Transports divers, colis, avec ou sans marge
Et c'est en 2025, tout ou presque, sur route
Pour le fluvial, le ferroviaire, la déroute
Et donc
La marchandise et son tapon
Mais en 2025, toujours le même taxon
87 pour cent pour les camions
11 pour cent pour le ferroviaire
2 pour cent pour le fluvial
Un train, pourtant, valant quarante camions
Certes, de plus ou moindre grande cherté
Du tout moins empiré
Le capital y sera obligé
Tout au vrac
Mieux faire que l'emballage
Que le plastique et son enfumage
Du papier, quoique au tout patraque
Du capital et de ses nouveaux macs, sans trac !
Patrice Faubert ( 2025 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )
Petrochemical plant, Minamata
1950 and before, after, completely toxic
With mercury, everything was ruined, that's it
Induced diseases
Not only in Japan, where there are leaks
To breathe it or to eat it
From an entire docile industry
Against the human race, missiles
From my ductile techno-industrial poetry
Because, producing for the sake of producing
And to the point of no end
Smutty boasting
Logical discourse of capital, bitter
From an entire arrogance with few counter-fires
Everything related to capital is hideous
Like in France, a whole saraband
Three-quarters of French agricultural land, which chants
Contaminated by microplastics
Like a desperate bard
With more and more
Cause of death? Junk food that's suffocating us
Industrialized and cheap
At the restaurant, at home, the same breath
Taste formation is disgusting
All sweet, all salty, same molasses
Fifteen additives for a single fake cordon bleu
Titanium dioxide, plastic nanoparticles
Meat clumped and filled with water
Everything is out of whack!
So, do we need to repeat it? To the disgusting whole
To the schlass whole
When everything is connected and interconnected
Everything being there, like that, organized
Children and the elderly, the mistreated
Of a whole generalized dehumanization
When directly
When indirectly
Our blood circulating there
All, more or less, participating in it
Certainly, and fortunately
Resistors
Against this appalling world
But that's not enough
In all areas and almost everywhere
But for crazy people, again, passing
Only technological progress
But little on the psychological level
And in symbolic theory
For hypercomplex calculation, the quantum computer
Three minutes and twenty seconds
While the classical computer
Ten thousand years
Secrets of the inviolable codes in quantum
Frying on the line of self-emptying
And often, I have emptied myself
Of my ignorances that cause me so much pain! And with all the films
And with all the documentaries
On the many television channels
Or the radio, a whole life
24/7, all your time could be eaten up
We would lose the use of speech and legs
Especially with the time to not watch everything
Or listen to everything
As if everything had solidified there
Sticky rice, binding mortar
Informational Great Wall of China
From messenger to messenger
Three hours for a thousand kilometers
Of the post office and its ancestor letter
Now, in France, one truck driver
In five drives an overloaded van
Various transport, parcels, with or without margin
And that's in 2025, everything or almost everything, on the road
For river, rail, the rout
And so
Goods and their stamp
But in 2025, still the same taxon
87 percent for trucks
11 percent for rail
2 percent for river
One Train, however, worth forty trucks
Certainly, more or less expensive
At all less worse
Capital will be forced to do it
Everything in bulk
Better than packaging
Than plastic and its smoke
Paper, although totally out of whack
Capital and its new pimps, without a care!
Patrice Faubert (2025) whore, wimp, poet, paraphysician ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )