Charabia collisionneur oxymoron

by Patrice Faubert Tuesday, Mar. 25, 2025 at 10:31 AM

Au tout dégueulasse, au tout schlass...

Usine pétrochimique, Minamata

1950 et avant, après, au tout intoxique

Avec le mercure, tout fut fichu, voilà

Maladies induites

Pas qu'au Japon, qu'il y a des fuites

Pour le respirer ou pour le manger

De toute une industrie docile

Contre le genre humain, des missiles

De ma poésie techno-industrielle ductile

Car, produire pour produire

Et à n'en plus pouvoir en finir

Rodomontades crapoteuses

Discours logique du capital, fielleux

De toute une morgue avec peu de contre-feux

Tout ce qui touche au capital est hideux

Comme en France, toute une sarabande

Trois-quarts des sols français agricoles, qui scandent

Par des microplastiques sont contaminés

Comme un aède de bien désespéré

Avec de plus en plus

Cause du décès ?

Malbouffe qui nous étouffe

Industrialisée et à moindre coût

Au restaurant, chez soi, même souffle

Formation du goût au dégueulasse

Tout sucré, tout salé, même mélasse

Quinze additifs pour un seul faux cordon bleu

Dioxyde de titane, nanoparticules de plastique

Viande agglomérée et remplie d'eau

Tout y étant en porte-à-faux !

Donc, faut-il le répéter ?

Au tout dégueulasse

Au tout schlass

Quand tout est relié et interconnecté

Tout y étant, comme cela, organisé

Enfants et personnes âgées, du maltraité

De toute une déshumanisation généralisée

Quand directement

Quand indirectement

Nos sangs y circulant

Tous et toutes, plus ou moins, y participant

Certes, et heureusement

Des résistantes et des résistants

Contre ce monde effarant

Mais cela n'est pas suffisant

En tous domaines et un peu partout

Mais pour folles et fous, encore, passant

Que du progrès technologique

Mais peu au niveau psychologique

Et en théorique symbolique

Pour du calcul hypercomplexe, l'ordinateur quantique

Trois minutes et vingt secondes

Pendant que l'ordinateur classique

Dix mille ans

Secrets des codes inviolables en quantique

Friture sur la ligne du vidé de soi-même

Et souvent, je me suis vidé de moi-même

De mes ignorances qui me font tant de peine !

Et avec tous les films

Et avec tous les documentaires

Sur les nombreuses chaînes de télévision

Ou de la radio, toute une vie entière

H24, tout son temps cela pourrait bouffer

L'on y perdrait l'usage de la parole et des jambes

Avec surtout le temps pour ne pas tout regarder

Ou de tout écouter

Comme si tout s'y était solidifié

Riz gluant, liant mortier

Muraille de Chine informationnelle

De messager en messager

Trois heures pour mille kilomètres

De la poste et sa lettre ancêtre

Maintenant, en France, un chauffeur routier

Sur cinq, conduit une camionnette en surcharge

Transports divers, colis, avec ou sans marge

Et c'est en 2025, tout ou presque, sur route

Pour le fluvial, le ferroviaire, la déroute

Et donc

La marchandise et son tapon

Mais en 2025, toujours le même taxon

87 pour cent pour les camions

11 pour cent pour le ferroviaire

2 pour cent pour le fluvial

Un train, pourtant, valant quarante camions

Certes, de plus ou moindre grande cherté

Du tout moins empiré

Le capital y sera obligé

Tout au vrac

Mieux faire que l'emballage

Que le plastique et son enfumage

Du papier, quoique au tout patraque

Du capital et de ses nouveaux macs, sans trac !



Patrice Faubert ( 2025 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )

Petrochemical plant, Minamata

1950 and before, after, completely toxic

With mercury, everything was ruined, that's it

Induced diseases

Not only in Japan, where there are leaks

To breathe it or to eat it

From an entire docile industry

Against the human race, missiles

From my ductile techno-industrial poetry

Because, producing for the sake of producing

And to the point of no end

Smutty boasting

Logical discourse of capital, bitter

From an entire arrogance with few counter-fires

Everything related to capital is hideous

Like in France, a whole saraband

Three-quarters of French agricultural land, which chants

Contaminated by microplastics

Like a desperate bard

With more and more

Cause of death? Junk food that's suffocating us

Industrialized and cheap

At the restaurant, at home, the same breath

Taste formation is disgusting

All sweet, all salty, same molasses

Fifteen additives for a single fake cordon bleu

Titanium dioxide, plastic nanoparticles

Meat clumped and filled with water

Everything is out of whack!

So, do we need to repeat it? To the disgusting whole

To the schlass whole

When everything is connected and interconnected

Everything being there, like that, organized

Children and the elderly, the mistreated

Of a whole generalized dehumanization

When directly

When indirectly

Our blood circulating there

All, more or less, participating in it

Certainly, and fortunately

Resistors

Against this appalling world

But that's not enough

In all areas and almost everywhere

But for crazy people, again, passing

Only technological progress

But little on the psychological level

And in symbolic theory

For hypercomplex calculation, the quantum computer

Three minutes and twenty seconds

While the classical computer

Ten thousand years

Secrets of the inviolable codes in quantum

Frying on the line of self-emptying

And often, I have emptied myself

Of my ignorances that cause me so much pain! And with all the films

And with all the documentaries

On the many television channels

Or the radio, a whole life

24/7, all your time could be eaten up

We would lose the use of speech and legs

Especially with the time to not watch everything

Or listen to everything

As if everything had solidified there

Sticky rice, binding mortar

Informational Great Wall of China

From messenger to messenger

Three hours for a thousand kilometers

Of the post office and its ancestor letter

Now, in France, one truck driver

In five drives an overloaded van

Various transport, parcels, with or without margin

And that's in 2025, everything or almost everything, on the road

For river, rail, the rout

And so

Goods and their stamp

But in 2025, still the same taxon

87 percent for trucks

11 percent for rail

2 percent for river

One Train, however, worth forty trucks

Certainly, more or less expensive

At all less worse

Capital will be forced to do it

Everything in bulk

Better than packaging

Than plastic and its smoke

Paper, although totally out of whack

Capital and its new pimps, without a care!

Patrice Faubert (2025) whore, wimp, poet, paraphysician ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ )

Original: Charabia collisionneur oxymoron